Le Dossier Médical Personnel

L’action sur le DMP est un exemple de démarche du « think tank » AUEG : le thème étant défini, le groupe, piloté par Philippe Menthonnex et Jean Calop, a construit les bases d’une réflexion en commandant dès 2009 à une consultante de santé publique un état de la situation (Dossier médical personnel. Base de réflexion, Laure Bornarel) et en organisant une table ronde d’échange au niveau local (25 mai 2009).

La nécessité d’élargir le cercle des acteurs pour mieux comprendre les raisons du retard de mise en place du DMP est apparue, avec les blocages entre les niveaux nationaux et régionaux.

Ainsi, une table ronde réunissant les divers acteurs (sans omettre les représentants des patients) permit le 26 mai 2010 de mettre en évidence le problème du manque d’interopérabilité des logiciels créés. Les aspects techniques, juridiques et informatiques furent tous analysés (le Dossier médical personnel, 26 mai 2010).

L’AUEG prit la responsabilité d’un dossier national à destination de tous les élus nationaux et des responsables de santé régionaux et nationaux pour clarifier les débats qui eurent lieu à l’Assemblée Nationale fin 2010 (Saisir les opportunités de lancement d’un grand chantier national, Laure Bornarel, 2010).

D’autres publications largement diffusées sensibiliseraient un public plus large (Le Dossier Médical Personnel par Olivier Roux, le Dossier Pharmaceutique par Jean Calop, Le Système d’Information de Santé en Rhône-Alpes par Philippe Castets).

Depuis 2010, l’action de l’AUEG sur le DMP se structure dans trois directions:

  • Un groupe permanent enquête sur le terrain auprès des acteurs premiers (les médecins de ville en 2013, tous les acteurs de santé à Chambéry, etc…) pour mieux comprendre les freins ou blocages et les lever.
  • La création et le développement de fonctions et d’entreprises créant les services et produits nécessaires à l’épanouissement du DMP (Bénéfices du DMP ? Jean-Michel Hertert).
  • L’organisation tous les deux ans d’une table-ronde nationale permettant de confronter les expériences de terrain et les évolutions au niveau décisionnel et de structure. Bien sûr, tous les acteurs, corps de santé, entreprises, patients sont présents.

La table ronde de 2012 a ainsi démontré la progression d’un tel lieu du partage d’informations médicales et de la marge de progression qui demeure dans la collecte des informations, leur utilisation transversale directe pour le patient et des études possibles compte-tenu des bases de données existantes (Le Dossier Médical Personnel dans l’Arc Alpin et en France en 2012).

La table ronde nationale organisée en novembre 2014 au CHU de Grenoble était axée sur le thème :
DMP-DP. En 10 ans, ont été créés : « Dossier Pharmaceutique » 33 millions, « Dossier Médical Personnel » 470 000. Où est le problème ?

La table-ronde du 30 novembre 2016 co-organisée avec l’Université des Patients et le CHU Grenoble-Alpes, a permis de dresser un état des lieux sur le déploiement du DMP et les outils favorisant l’interaction entre les acteurs de santé du secteur libéral aussi bien qu’hospitalier :
Faire progresser les liaisons Ville-Hôpital : comment ?