Attractivité des territoires

 

Après des décennies d’exode rural vers les centres urbains, les territoires ruraux et de montagne ont retrouvé depuis un quart de siècle une nouvelle population venue s’installer pour la qualité du cadre vie.
Cette nouvelle population qui généralement travaille et consomme dans le périmètre urbain effectue quotidiennement des navettes pendulaires coûteuses, fatigantes et dévoreuses de temps. Ce mode de vie a renforcé l’asphyxie de la cuvette grenobloise tant sur le plan de la circulation automobile que sur le plan de la pollution. Le phénomène n’est pas propre à Grenoble et caractérise aujourd’hui la plupart des agglomérations.
La fracture numérique est venue parfois rajouter un handicap supplémentaire à ces territoires souffrant d’un déficit d’emploi locaux, d’activité commerciale et de vie culturelle et sociale. Pour sortir de cette situation, ces grands espaces doivent trouver une nouvelle attractivité.

Les Tiers-Lieux, véritables moteurs du développement local

Le maillage d’un territoire par un réseau de « tiers-lieux » peut être l’un des outils efficaces de l’aménagement du territoire en renforçant l’attractivité des zones rurales ou périurbaines. Ces tiers-lieux peuvent accueillir des travailleurs pendulaires ou regrouper des travailleurs indépendants ou des artisans. En fonction des problématiques locales, ils peuvent ainsi développer des fonctions « pétales » : maison médicale, point fixe conseil santé connecté au CHU, point conseil énergie ou incubateur d’entreprises.

Ces nouveaux lieux de travail peuvent constituer l’amorce de la redynamisation locale en renforçant l’activité commerciale et la vie sociale du village. Mais leur création nécessite une forte implication des collectivités territoriales et une organisation en réseau autour d’un tiers-lieu puissant, capable de jouer le rôle de « tête de réseau ». Différents acteurs peuvent être associés : les porteurs de projets, les indépendants, les entreprises, collectivités territoriales ainsi que les grandes entreprises, le service public postal, les collèges et universités, ou encore la SNCF qui disposent de locaux avec des surfaces disponibles importantes. En Isère, le déploiement du très haut débit numérique (THD) peut ainsi favoriser un maillage du département.
L’Isère compte actuellement 6 tiers-lieux référencés* ; une dizaine de projets sont en cours de création.

L’ensemble des fondateurs d’espaces s’accorde à dire que ce contexte constitue la condition de réussite de leurs projets. Si les premiers espaces sont nés de la volonté de petits groupes d’indépendants de se regrouper, les initiateurs de projets insistent aujourd’hui sur l’importance de s’appuyer, dès leur phase de conception, sur les communautés et initiatives existantes de leurs territoires.

Pour en savoir + : Table-ronde Tiers-Lieux d’Activités : une chance de développement pour nos territoires organisée par l’AUEG le 13 mai 2013

* source Néo-nomade